Pour une histoire de Marguerite de Lorraine

Ce texte de l'abbé Olivier Théon,  daté du 7 mai 1998, est publié avec l'aimable autorisation de sa sœur , madame Marie-Etiennette Goureaux, née Théon . Nous l'en remercions vivement. 

"Depuis une dizaine de jours j’ai rouvert ce dossier à l’approche d’un nouveau siècle : un siècle après le procès romain de béatification ; un siècle où la méthode et l’exigence historique ont beaucoup progressé. Je venais de lire avec grand intérêt le livre d’Alain Corbin sur Louis François Pinagot, sabotier inconnu de la forêt de Bellême au XIXe siècle. L’historien le connaît avec et par son environnement…

N’en est-il pas un peu de même pour les saints d’autrefois sur lesquels on n’a plus ni d’écrits privés ni de relations directes ?

J’ai donc relu et écouté les communications du colloque alençonnais de 1988, spécialement celui de Mme Paulette L’Hermitte-Leclerc qui distingue à juste titre la démarche hagiographique et la démarche historique. Son exposé oral fut assez mordant et iconoclaste par rapport au procès hagiographique. Le texte publié a dû tenir compte un peu de quelques remarques d’auditeurs. Il reste décapant par rapport aux faits historiques concernant Marguerite de Lorraine et aux traces ou preuves qui en restent et à ses historiens (tardifs) des siècles qui nous en séparent. Le plus sérieux est pour elle l’abbé Laurent en 1854.

Dans le petit débat qui a suivi l’exposé, il fut question du procès diocésain de l’évêché, commencé bien avant 1912, et moins lié au contexte du rapport de Benoît XV avec la France après la guerre de 1914 ; et du rapport avec l’autre lorraine, Jeanne d’Arc, exaltée alors par l’Église… On n’a pas noté alors le fait original de ce procès de canonisation, composé dès le XVe siècle, puisque ce fut le procès de réhabilitation demandé par Charles VII.

Il y eut alors une excellente mise au point de Thierry Hénault Morel : d’accord sur la pauvreté de nos sources, mais réservée sur la réduction de cette “femme pratique” qui vit avec un modèle de sainteté de type laïc que l’Église avait du mal à reconnaître.

Il fait allusion à François de Sales et Vincent de Paul qui eurent plus tard la même difficulté. Il conteste aussi qu’il y ait eu un “continent de distance” entre les deux Marguerite d’Alençon, l’une médiévale et l’autre moderne, mais s’aimant bien. Ce sont les grandes crises suivantes qui ont durci l’opposition. Bref débat aussi sur le mot “réformé”, “cœur réformé” qui qualifie la belle-mère dans un poème de sa bru…

Ce court débat ouvrait tout un chantier possible de recherches que nous soupçonnions en publiant à la même époque un numéro de la revue Dieu est amour (juin 1987) consacré à Marguerite de Lorraine. J’y suis revenu depuis dans une conférence à la S.H.A.O. sur la Cohabitation des deux Marguerite d’Alençon, sans pouvoir avancer beaucoup dans les questions posées ce jour-là… au colloque du Ve centenaire. Peut-on y arriver en serrant de plus près par périodes plus fines les biographies de ces deux femmes ?

 

Pour l’instant, je m’intéresse aux essais de biographies écrites au XXe siècle : diversement “hagiographiques” et médiocrement historiques… Est-il impossible de mieux faire ?"

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Pour une histoire de Marguerite de Lorraine. Abbé Olivier Théon 1998
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500ème anniversaire de la profession religieuse de la Bse Marguerite de Lorraine

 

Marguerite de Lorraine faisait profession religieuse chez les Clarisses d'Argentan le 11 octobre 1520. Pour en fêter les 500 ans,  introduction du P. Thierry Hénault-Morel, qui fait le lien avec l'anniversaire vécu dans le département en 1988 pour les 500 ans de son arrivée chez nous, de par son mariage avec René d'Alençon.

 

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Texte de l'introduction du Père Thierry Hénault-Morel
Introduction 500ème anniversaire de la P
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Marguerite de Lorraine : une icone pour aujourd'hui ?

 

 

Marguerite de Lorraine : une icone pour aujourd'hui ? Note de Marie-José MICHEL,MICHEL, professeur émérite d’histoire moderne- Sorbonne Paris-Cité

 

 "Le diocèse de Séez, à l’occasion des 500 ans de la mort de Marguerite de Lorraine (1521), a souhaité relire et commémorer cette bienheureuse dont l’action a été ancrée dans le « duché d’Alençon ». Une première initiative fructueuse avait déjà été organisée en 1988 avec un colloque, une exposition, des conférences, un concert de la Schola de l’Orne, puis une seconde, en 2013, avec une exposition faite au musée d’art religieux de Sées sur les Clarisses d’Alençon.

Que peut-on encore découvrir aujourd’hui sur ce destin exceptionnel? Et cette femme peut-elle toujours interpeller la société du premier XXIème siècle ?

Voici ce que l’universitaire chrétienne engagée que je suis peut apporter dans ce cadre."

 

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Marguerite de Lorraine : une icone pour aujourd'hui ? Note de Marie-José MICHEL, professeur émérite d’histoire moderne- Sorbonne Paris-Cité
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